Théorem est un univers fantastique contemporain développé autour d’un jeu de rôle, entièrement téléchargeable, et d’un roman, publié au rythme d’un chapitre toutes les deux semaines.

I) Il était une fois :

Les lignes qui suivent vont vous révéler l’histoire de Théorem, la vérité telle que de rares initiés la connaissent. Théorem étant un jeu basé sur le secret et l’initiation, je vous déconseille de lire les lignes qui suivent si vous ne comptez pas maîtriser ce jeu.

A) Au commencement :

« Je suis l'Alpha et l'Omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »

APOCALYPSE 22:13

Comme pour un conte de fée, l’histoire de Théorem commence dans un pays merveilleux.

Mais un pays qui n’en est pas vraiment un. Un pays unique qui ne connaît aucune contrainte matérielle, temporelle, ou de quelques sortes que ce soit. Un univers peut-être, un espace en tout cas, amené à devenir notre monde.

Cet espace avait jailli du néant, s’était auto généré, auto hiérarchisé, auto organisé, auto suffit, il était la personnification de l’autarcie.

Dans cet espace vivait un Tout. Un ensemble de consciences. Pas vraiment des êtres à proprement parler, puisque totalement désincarnés et pas vraiment individualisés, mais des consciences, singularisées, hiérarchisées, et vivant en complète harmonie, dans le bonheur le plus total.

De l’avis de la majorité en tout cas, ou d’une bonne moitié tout du moins, car quant à l’autre, elle n’était nullement satisfaite de cet état de fait. La béatitude éternelle ne les enthousiasmait pas plus que ça, et pour tout dire, ils rêvaient d’autre chose. De moins éternel peut-être, mais de moins béat surtout. Ils voulaient sentir, toucher, aimer.

Ils voulaient vivre, eux qui se sentaient morts.

Mené par celui qu’ils appelèrent le porteur de lumière, puisque c’est lui qui leur avait fait réaliser leur erreur, ils allèrent voir la conscience supérieure afin de faire changer les choses. Intriguée, amusé peut-être, la conscience supérieure accéda à leur demande, mais non sans les mettre en garde. Ils auraient l’éphémère, mais pour l’éternité, condamnés à revivre sans cesse, joies et peines, souffrances et plaisirs.

Ainsi la conscience supérieure usa de son pouvoir une dernière fois pour faire de ces êtres des individus. Ensemble, en un peu plus de 7 jours, ils créèrent un univers, des planètes, et des espèces. Pour avoir mis fin à des éons de félicité, le porteur de lumière fut condamné. Puisqu’il avait détourné les autres vers une voie qui ne leur causeraient peut-être que du tourment, il se verrait contraint à veiller sur eux jusqu'à la fin des temps.

Ainsi naquit la terre, ainsi naquit le diable, et ainsi mourut Dieu.

B) Des siècles d’histoires :

« Car enfin, qu’est-ce que l‘homme dans la nature ? Un néant a l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout. »

Pascal, pensées

Après la disparition de l’entité supérieure, et d’une part importante de lui-même, le Tout restant fut confronté à un nouveau problème.

Son existence qui jusqu’alors n’était que félicité béate vint s’enrichir d’un élément troublant : une émotion !

Pour la première fois depuis son auto génération, le tout ressentait quelque chose. Et ce qu’il ressentait, c’était le regret. Mais cette découverte des sentiments ne s’arrêta pas là, car avec le regret suivi de prés un autre sentiment : l’inquiétude.

Les consciences restantes commençaient à s’inquiéter pour celles qui les avaient quittées, et à regretter leurs présences. Ils réalisaient que leur vie avait irrémédiablement était bouleversée, et commencèrent à chercher un sens à leur existence.

D’abords, ils observèrent les débuts de la création avec l’attention de parents couvant leurs petits du regard. Ils virent les premiers pas des éléments, de la nature, puis de l’humanité. Cette humanité qui leur sembla la forme d’évolution la plus proche de ce qu’ils étaient. Ils s’y attachèrent, en souvenir du passé et certains décidèrent finalement sous l’impulsion de l’un des leurs de se rendre sur terre et de guider les pas de l’homme. Ils étaient 9 à choisir cette voie, ils rejoignirent le porteur de lumière résolut à l’aider à veiller sur l’humanité et à la guider vers son accomplissement.

Ne pouvant plus perpétuer le mythe d’une conscience collective désormais oubliée, celui qui guidait les 9 décida de les nommer. Il se donna pour nom Kether, et nomma le porteur de Lumière : Malkouth. Vinrent ensuite Binah et Hokhmah, Guebourah, Guedoulah, Tipheret, Hod, Netsach et enfin Yesod. Devenus des entités à part entière ils se séparèrent et veillèrent tous sur l’humanité à leur façon.

Au début, l’homme ayant besoin d’un guide spirituel pour avancer et croître, ils devinrent des dieux, et créèrent des panthéons. Puis, au fil de l’histoire, en réponse au besoin inconscient de l’homme de s’émanciper d’une entité supérieure qu’elle quelle fut, ils s’effacèrent petit à petit s’engouffrant dans l’obscurité du monde pour y tirer des ficelles imperceptibles.

En se nommant les 9 avaient oublié la conscience céleste, et en se mêlant à l’humanité ils oubliaient peu à peu ce qu’ils étaient vraiment. Bientôt les 9 ne furent plus que l’incarnation des besoins humains, veillant sur cette humanité sans trop savoir pourquoi. Seul Kether, comme condamné pour avoir entraîné ses frères sur Terre, n’oubliait rien. Il savait d’où ils venaient, pourquoi ils étaient là, et depuis combien de temps. Malkhout était condamné à veiller sur l’humanité, et Kether à veiller sur les 9.

Et durant tout ce temps, le restant de la conscience primordiale avait veillé. Il avait tant perdu que son existence n’avait plus de sens. Il ne pouvait plus se satisfaire de la béatitude, mais ne pouvait se résoudre à changer. Alors, le choix s’imposa de lui-même. Lentement, sans souffrance, mais inexorablement, la conscience mourut.

Puis elle ressuscita. L’homme avait le potentiel pour son retour à la conscience. Un fil ténu le reliant au Tout qu’il fut jadis, avait subsisté. L’homme avait un reste de conscience collective, et le tout restant s’y mêla. Ils devinrent le magma bouillonnant de la création humaine. Un gigantesque réseau reliant tout hommes et lui permettant d’imaginer les choses les plus inconcevables: le feu, la roue, puis les avions, les ordinateurs….Internet.

C) De nos jours :

« quatrain 01-11

Le prochain fils de l’asnier paruiendra

Tant esleué jusques au regnes des fors,

Son aspre gloire vn chascun la craindra,

Mais ses enfants du regne getés hors. »

Nostradamus, Les centuries

C’est ici que tout commence pour vos joueurs.

Depuis l'aube des temps, la destinée humaine est le jeu de plusieurs forces. Guidés par les 9, Malkouth et la conscience collective, divers groupements qui agissent en secret pour l'avenir de l'Humanité se sont formés dans l'ombre ou la lumière.

Annoncée par les saintes écritures, confirmées par Nostradamus, et vérifiées par tous les voyants, l'heure semble proche pour de grands bouleversements. Nous sommes au 21éme siècle, et l’humanité est entrée dans l’ère des milles glorieuses. 1000 ans ou selon la sixième vision de l’apocalypse de Saint Jean, le Christ et ses apôtres régneront sur le monde avant l’ultime félonie de Satan, et le jugement dernier.

Difficile de déterminer de façon précise quand, comment, ou pourquoi les milles glorieuses ont commencé, peu sont ceux d’ailleurs qui peuvent même se rendre compte du changement, pourtant les initiés ont lu les signes, l’humanité a entamé sa dernière ligne droite. Plus que jamais, l’homme a le pouvoir d’agir sur son destin. De plus en plus d'humains dotés du pouvoir de changer les choses apparaissent, on les nomme : « les Existants ». Qu’ils soient caissière, clochard, agent du fisc ou du FBI, qu’ils possèdent un pouvoir spécial ou non, leur naissance a fait d’eux des êtres exceptionnels capables de changer profondément la nature du monde. Ces êtres d’exception parcourent la terre depuis ses origines, mais le nombre de naissance de ce type est passé de 1 pour 100000 à 1 pour 1000 au cours du dernier millénaire. De plus, comme en réaction a l’approche des événements à venir, une nouvelle espèce d'être humain a vu le jour à l'aube du 21éme siècle au sein même des Existants. Des humains capables d'influencer directement les choses : de créer à partir du néant ou d’y faire retourner des choses. On les appelle les Vecteurs, ou les Cartésiens. Ils sont un enjeu majeur dans la guerre qui approche.

Tous les signes sont là, la fin est proche.

Convaincus de cela, et témoins des preuves qui en attestent, 8 factions, allant de la simple secte à la société secrète tentaculaire, en passant par la religion, se heurtent dans l’ombre, luttant chacune pour leur vision de l’avenir et de la fin du monde, sans se douter que leurs actes ne sont que le fruit d’une manipulation entamée il y a déjà plusieurs siècles. Les milles dernières années de l’humanité sont en marche, c’est ici que tout commence pour vos joueurs.