Théorem est un univers fantastique contemporain développé autour d’un jeu de rôle, entièrement téléchargeable, et d’un roman, publié au rythme d’un chapitre toutes les deux semaines.

E) L’harmonie:


Nous l’avons déjà évoqué, Théorem est avant tout un jeu social. Le rapport à l’autre de votre personnage aura une grande importance dans son développement. Savoir comprendre, séduire et influencer ses congénères est un véritable pouvoir et c’est ce dont nous allons maintenant parler.
Dès que votre personnage noue des liens avec un autre, ils créent une harmonie ensemble. Chacun obtient un score d’harmonie vis-à-vis de l’autre (défini par le maître de Ka).
Sur ses tableaux d’harmonie, le maître de Ka inscrira le score d’harmonie de vos interlocuteurs. Chaque personnage aura sa valeur propre qui qualifiera l’influence réelle qu’aura votre personnage sur lui. Ces valeurs sont gardées secrètes par le maître de Ka car on ne peut jamais vraiment savoir ce que les gens pensent de nous.
De votre côté, vous pourrez remplir le tableau au dos de votre feuille, en inscrivant les noms des personnages avec qui vous êtes en contact ainsi que l’influence que vous estimez qu’elles ont sur vous (référerez-vous au tableau suivant pour définir cette valeur).

Tableau des references de l’Harmonie
Tableau d’effets d’Harmonie


Ces scores définissent combien vous êtes proche d’une personne et plus une personne est proche de vous, plus vous pouvez l’influencer. Lorsque vous faites un tirage visant une personne avec qui vous avez une Harmonie, le maître de Ka ajoutera en bonus votre score d’harmonie au tirage. Il fera de même pour les tirages vous visant. Vous pouvez également accomplir certaines actions sur une personne avec qui vous avez une Harmonie, reportez vous au tableau des effets d’Harmonie pour ça.


Lorsque vous voulez utiliser un effet d’Harmonie sur quelqu’un, vous devez réussir un tirage de :
Humanité + Accorder (compétence offerte avec l’avantage Maillon fort)+ bonus d’Harmonie contre un tirage Humanité + bonus d’Harmonie+ encaissement de la cible. La réussite outre de permettre de remporter l’affrontement définit également les effets accessibles. Comme pour les autres tirages d’oppositions, le niveau de réussite du lanceur est diminué de celui du défenseur.
Si jamais le lanceur n’obtient pas la réussite désirée, il ne peut pas utiliser l’effet d’Harmonie qu’il souhaitait employer et la cible éprouve un soudain ressentiment pour le lanceur (ressentiment qui ne provoque aucun gain d’aucune sorte pour le lanceur). Elle ne saura pas expliquer pourquoi elle en veut soudain au lanceur, mais elle saura qu’il l’a mérité.

Exemple : convaincu que son pire ennemi Agnar prépare un mauvais coup, Joshua tente de le retrouver pour l’en empêcher, il essaye donc de réussir un effet de « rendez-vous ». Son score d’Humanité est de 3, son bonus d’Harmonie est de +5. Il a donc un total de 8 pour une réussite moyenne exigée. Pour être sûr de réussir son tirage il dépense 3 points de réalité afin d’accomplir un Exploit. Son total est maintenant de 11, il tire sa carte et obtient un 10, ce qui lui donne un tirage de 21, une grande réussite.
De son côté Agnar a 9 (Humanité 2+ bonus d’Harmonie 5 + Encaissement 2) inconscient du « danger », il ne peut utiliser de point de réalité pour améliorer son score. Il tire un 6 et obtient donc une réussite normale. La grande réussite à 21 de Joshua perd donc un niveau de réussite à cause du score d’Agnar. Joshua obtient donc une réussite moyenne, exactement ce dont il avait besoin.

F) La mort :


Et oui, cruelle est la vie qu’elle doit avoir une fin, mais c’est également ce qui en fait la saveur. Dans Théorem, votre survie ne tient qu’à une seule chose : les dés de Ka.
Vous les perdrez essentiellement en subissant des attaques, mais vous pouvez également en perdre un en perdant tous vos points de réalité.
Lorsqu’il ne vous en reste plus, votre personnage se retrouve aux portes de la mort et son avenir se joue sur un coup de dé. Une fois perdu tous vos dés de Ka, vous devez lancer autant de dés de 10 que vous aviez de dé de Ka et faire le cumul des résultats.
Ensuite, les autres joueurs et le maître de Ka devront lancer chacun un dé de 10. Si leur total est supérieur au vôtre, vous êtes mort. Sinon, vous regagnez un de vos dés de Ka.
Si jamais vous veniez à perdre ce dé de Ka durant la même partie, vous devriez refaire le tirage de dé de Ka, mais cette fois avec un seul dé.


Les dés de Ka :
chaque personnage possède (sa sphère la plus basse+1) dés de Ka. Ils symbolisent le nombre de chance d’éviter de passer de vie à trépas. Si l’on a perdu des dés de Ka lors d’une partie, l’on en récupère normalement 1 par mois de convalescence ou avant chaque partie. L’avantage Régénération permet de récupérer ses dés de Ka beaucoup plus vite.


Exemple :
Afin d’empêcher Agnar de mener ses tristes projets à bien, Joshua décide d’interrompre le rituel. Il pénètre dans ce qui fut l’étable et pointe son arme sur Agnar. Son total est de 3 (Humanité) + 4 (Arme à feu). Il obtient donc un total de 7. Il tire un roi de denier suivit d’un 9 de bâton et fait donc une réussite majeure. Le maître de Ka permet à Agnar de tenter une esquive, mais lui impose un malus de -6. Agnar a 2 en Humanité et 3 en Esquive et il ne peut dépenser de point de réalité pour l’augmenter comme il participe à un rituel. Il tente tout de même un tirage et obtient un 7, il rate donc son tirage.
Les dégâts de Joshua sont de 16 (8 de bonus+ 8 de l’arme) et l’encaissement d’Agnar de 4 (Humanité 2+Encaissement 2). Agnar encaisse donc 12 points de dégâts et perd 3 dés de Ka
Ayant perdu tous ses dés de Ka Agnar doit faire son tirage de mort. Il jette ses 3 dés et obtient 17. Le maître et les joueurs jettent leur dé de ka, ils obtiennent 25, le score d’Agnar est inférieur, le personnage meurt donc des suites du coup de feu.


Note : Ce système permet de grandement simplifier des combats qui n’ont pas de raison de durer, ainsi on attribuera un simple dé de Ka à un sous-fifre, ce qui permet de le tuer en une attaque. On peut même octroyer un dé de Ka à tout un groupe d’homme lorsqu’on veut simplifier le déroulement d’une bataille démesurée.


Maintenant que vous savez comment l’on meurt, vous serez peut-être intéressé par ce qui se passe après. En effet, tel le phoenix renaissant de ces cendres, ou un héros de fiction lambda réchappant miraculeusement d’une situation inextricable, votre mort ne signifie pas forcément votre fin.
En effet, si votre personnage a réussi à se faire un nom, il laissera derrière lui une véritable légende. Et dans Théorem, les légendes sont bien plus que des légendes !
Si à sa mort, votre personnage avait accumulé plus de 50 points d’existences, il a réussi à se forger une légende suffisante pour devenir un personnage imaginaire, un habitant de l’Agartha.
Vous pouvez alors choisir de faire revenir votre personnage sous forme d’enfant de l’Agartha.
Vous devrez refaire un personnage débutant, mais pourrez conserver les points d’existence de l’ancien. Vous pourrez le faire très différent ou identique, mais il bénéficiera de la légende de l’ancien personnage et pourra conserver les mêmes souvenirs.
Bien entendu, on ne joue pas un enfant de l’Agartha comme un habitant de l’Ordinaire, reportez-vous au supplément Agartha pour la création de ce personnage.


G) Les dés :


Jouer avec des Dés simplifie grandement les règles de Théorem, mais en même temps fait perdre de son charme au jeu. Pour jouer de cette manière, vous n’aurez besoin que d’un dé de 10, que vous utiliserez de la même façon que les cartes. Lorsque vous faites un 1, relancez le dé et soustrayez le nouveau résultat. S’il s’agit encore d’un 1 vous multiplierez le prochain résultat par deux, par trois si c’est encore un 1 et ainsi de suite. Si au contraire vous tirez un 10, relancez le dé et additionnez le nouveau résultat. S’il s’agit encore d’un 10 continuez jusqu'à ce que vous obteniez un autre chiffre. Ces deux cas vous permettent d’obtenir des réussites et des échecs critiques à l’instar des figures dans le système à cartes.
Attention : Lorsque vous obtenez un 1 après un 10 ou inversement, considérez les comme des chiffres normaux, et ajoutez où soustrayez-les au total.

Concernant les arcanes, vous pouvez conserver le système de valeur fixe. À savoir que les joueurs peuvent obtenir un 10 automatique à leur tirage en dépensant 5 points de réalité. Par contre il est impossible de conserver le système d’effet.